VOTRE POSITION: ACCUEIL Historique

HISTORIQUE DE L' ORTN

Envoyer Imprimer PDF

Création de Radio Niger

La création de Radio Niger est née de deux préoccupations :

Le 23 juin  1956,  la loi cadre promulguée par la République Française pour ses colonies après sa débâcle coloniale : une
défaite   militaire   en   Indochine   (Cambodge,   Laos,   Vietnam) l'indépendance du Maroc, de la Tunisie, la guerre de libération en
Algérie, les remous et mécontentements en Afrique Francophone etc., consacre l'autonomie interne dans les quatorze (14) colonies
Françaises de l'A.O.F., de l'A.E.F. et Madagascar.

Auparavant, «Créée pour les besoins de la Deuxième Guerre mondiale, Radio Dakar disposait d'infrastructures peu performantes
et d'un statut peu cohérent. Toutefois, à partir de 1946, des mesures   allaient   être    initiées   en   faveur   de   l'information
radiophonique. Cette «première »en matière de radiodiffusion poussa les autorités à créer en 1952, à Saint-Louis, alors chef-lieu
du territoire du Sénégal et de Mauritanie, un service d'information et un centre de radiodiffusion,... ».

La mise en place de La Société de Radiodiffusion de la France d'Outre Mer (SORAFOM), fait suite à une préoccupation des Parlementaires et autorités gouvernementales à Paris et, aussi bien en France que dans les Colonies, l'importance de l'information allait revêtir une acuité certaine.

«Le Service des PTT du Sénégal, qui disposait du monopole de l'exploitation radiophonique, céda la place à un service fédéral de radiodiffusion placé sous l'autorité de la SORAFOM : Ainsi, Radio Dakar devint Radio Inter-AOF et acquit une compétence fédérale... ».

Les Studios étaient installés à Dakar et les émetteurs sous contrôle des PTT à Rufisque et un relais à Markala Bamako (Soudan), actuel Mali.

En 1958, l'accession des colonies Françaises à l'autonomie interne, fit naître des besoins locaux d'information, d'où, la nécessité de création de Radiodiffusion nationale au niveau de chaque nouvel Etat. Ainsi, ont été crées : Radio Niger à Niamey, Radio Soudan à Bamako, Radio Haute Volta à Ouagadougou et Radio Dahomey à Cotonou.

Les équipements de la Radio fédérale ont été répartis entre les pays, puis complétés en cas de besoin par du matériel fourni par la SORAFOM. L'antenne était tenue deux (2) heures par jour, de 20H 00' à 22 H 00', sauf le Dimanche, de 10 H 00' à 22 H 00', soit 26 heures de production en trois (3) langues (Français 90% du volume, langues nationales, Hausa et Zarma 10%).

 
Par ailleurs, le Niger ne disposait que d'un réseau routier éphémère. L'axe principal de pénétration coloniale (Gao, Niamey, Zinder, Tchad), la coloniale N°1, n'était bitumée que sur 15 Km (de l'aéroport de Niamey au camp militaire de Tondibia), une voie, large de 6 m.

L'aéronautique se résumait àun aéroport international avec une piste de 2500 m à Niamey et quatre (4) aérodromes secondaires à piste latéritique àZinder, N'Guigmi, Agadez et Tahoua. Le fleuve n'était navigable que sur huit (8) mois (juillet-février) de Dollé(Nigeria) à Tillabéri. Les chutes du Labézanga empêchent la jonction à Gao.

La Téléphonie par câble bifilaire n'existe que sur un seul axe, de Tillabéri à N'Guigmi sur près de 1600 Km. Tahoua, Agadez sont atteints par service Radio. Toutes les liaisons «téléphoniques »se faisaient par vacation, puisque les PTT ne pouvaient servir qu'un seul client à  la fois.

Au regard des circonstances décrites ci-dessus, communiquer au Niger, relève du miracle, ce, d'autant plus qu'il était un des plus grands pays d'Afrique avec une superficie de 1.267.000 Km2 et une population d'environ 1 million d'habitants.

Ainsi, nous comprenons pourquoi, dès sa création, Radio Niger joua un rôle primordial pour l'administration. Car, c'est le seul moyen qui permet une communication instantanée et à large échelle entre effectivement cette administration et son peuple, où qu'il soit et à tout moment de la journée.

 Choix du site

Pour servir de Studio et de Centre Administratif, le Haut Commissaire à l'information a mis à la disposition de Radio Niger une vieille bâtisse en banco de style colonial (ancien magasin de pomme de terre) de la Société de Prévoyance (S.P.) organisme colonial de

prévention de la famine du type de l'Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN).

Ce bâtiment a une hauteur très grande, des murs de plus de un mètre (1 m) d'épaisseur, avec véranda. Il se situe à l'angle de la rue du Sahel et de la rue des Souvenirs au sud de la Direction de Surveillance du Territoire (DST) au quartier Terminus. Les transformations du bâtiment et l'implantation des équipements se sont achevées le 31 Juillet 1958.

 Studio et Equipements Techniques de Radio Niger

Les premiers équipements de Radio Niger ont été réceptionnés et installés par une équipe de techniciens coopérants de la SORAFOM, animé par Guilles Desbuttes. Le matériel technique se composait de :

-      Un (1) mélangeur à 4 voies commutables (1 micro Studio, 2
micros  extérieurs,   1   Tourne-disque  /  magnétophone)   type
console SAF A ;

-      Deux (2) magnétophones TOLANA ;

-      Deux (2) magnétophones de montage amateur Philips ;

-      Deux (2) magnétophones de reportage à manivelle SGUBY ;

-      Deux (2) haut-parleurs d'écoute.

La bâtisse sommairement aménagée comprend :

-      Un (1) Studio;

-      Une (1) Cabine Technique servant de salle de maintenance ;

-      Une (1) Régie ;

-      Trois (3) salles à usage de bureaux.

Le Centre émetteur se situait à l'actuel château d'eau du Stade Municipal près du central téléphonique B, les antennes implantées dans le terrain vague en face du club de tennis du stade et de la Maison des Jeunes Diado Sékou.

La mise sous tension des appareils a eu lieu le 31 Juillet 1958, mais, pour des raisons hautement politiques et sur instruction du Haut Représentant de France au Niger, Monsieur Colombani, l'installation a été déclarée inopérationnelle.

Radio Niger resta muette, malgré les essais concluants avec les milles périodes (1000 Hertz ou 1 kilohertz), et les premières émissions expérimentales diffusées à la mi-septembre 1958. C'était des annonces en Français, Hausa, Zarma, invitant l'auditoire à dresser un rapport d'écoute au siège. Alors, à partir des écrits, est définie l'aire de couverture, la densité d'écoute ou la qualité de réception. Le résultat du Référendum ayant été favorable au Parti Progressiste Nigérien, section du Rassemblement Démocratique Africain (PPN / RDA) dirigépar S.E. Monsieur Diori Hamani, a permis la reprise des émissions.

Alors, notre Radiodiffusion commença à émettre comme un conte de fée :

«Mon nom de baptême est «Radio Niger ». J'ai vu le jour un 6 Octobre 1958 où, pour la première fois, les habitants de Niamey ont entendu crépiter la voix. «ici Radio Niger émettant de Niamey, sur les fréquences suivantes : en onde moyenne sur 1575 Kilohertz, en onde courte sur la bande des 60 m, soit 5020 Kilohertz »».

Cette annonce en guise d'essai passe en boucle sur les ondes de la Radio nationale, intercalée par la musique (la première diffusée sur l'antenne, celle de Zabia TITI) avec un peu d'animation en Français et en langues nationales Hausa et Zarma.

Précisons qu'à la création de Radio Niger en 1958, «celle ci était une station de relais faisant partie d'un Réseau de Radiodiffusions de la SORAFOM, dont les Programmes étaient élaborés et réalisés à Paris, par une Agence de Programmes, d'Informations et de Documentations (APID). Le journal parlé est donc diffusé de Paris et relayé en direct par monitoring à Niamey. Il en est de même dans les autres capitales Africaines. Sur le plan local, quelques informations en Français et en langues nationales, le concert des auditeurs et d'autres petites émissions sont préparés sur bande magnétique 6,25 mm et diffusées ».

Il faut à cet effet, saluer le courage de l'ensemble du personnel et des Responsables avec l'appui des autorités politiques de l'époque qui, à la différence des Radios nouvellement créées en Afrique occidentale et Equatoriale, se sont battus pour imposer les langues nationales dans le programme de Radio Niger.

 

Ainsi, le programme a été lancé sur les ondes le 6 Octobre 1958, avec pour émission élaborée, la légende Zarma de Bakari Dia interprétée par Mouley Seynou, enregistrée à Ayorou et de la musique Baboulé enregistrée par Jean Rouch. Mais, les émissions proprement dites de Radio Niger n'ont véritablement démarréque le 18 Octobre 1958, juste le temps de former une équipe minimum de Techniciens et Collaborateurs Nigériens et de constituer un stock de démarrage d'animations et de musiques locales.

Le 1er Directeur de Radio Niger, M. Pierre Noël affectéde la Radio Garoua (Cameroun), apporta des bandes de musique dont celle de Zabia TITI, une cantatrice Camerounaise. C'est après que furent enregistrées les musiques et chansons nigériennes, telles que celles de Baboulé, Habsatou Gabdalizé, Maazou Dan Allolo, etc.

Construction de la première maison de radiodiffusion

C'est dans ce cadre de coopération qu'en Septembre 1959, une nouvelle maison de la Radio a été construite et équipée par la SORAFOM sur un site des Centres de Réception BCTR des PTT (actuel emplacement de la Direction Générale de l'ORTN). Messieurs Henri Dapiedad et Rencillac mettaient sous tension la première console à six (6) voies SAF type B, commutable sur 2 Studios. Radio Niger faisait   acquisition   de   son   premier   magnétophone   entièrement  électronique sur pile : le NAGRA III.

 

Ce nouveau Centre est doté de  deux (2) Studios A et B, équipé chacun de :

-   Une (1) console SAF A (quatre voies) et SAF B (six voies) à tube ;

-   Deux (2) magnétophones TOLANA à tube ;

-   Deux (2) Tourne-disques CLEMENT ;

-   Deux (2) Haut-Parleurs.

- Une (1) Régie de Reportage ;

                                          - Une (1 ) Phonothèque ;

                                           - Une (1) Bibliothèque ;

                                           - Une (1) Discothèque ;

                                           - Une (1 ) Salle de Maintenance ;

                                           - Une (1) Salle de Rédaction ;

                                            - Une (1) Salle de Programme ;

                                                   - Sept (7) Bureaux

Le nouveau Centre de Radio, a un émetteur de 1 Kilowatt (KW) de puissance en onde moyenne (OM) et 1 émetteur onde courte (OC) de 4 Kilowatts, de marque T.R.T. (Télécommunications Radioélectriques et Téléphoniques), filiale française de Philips.

Avec la proclamation d'indépendance de la plupart des Républiques autonomes, dont le Niger (le 3 Août 1960), le statut de la SORAFOM devient inadéquat. Alors, celle-ci se muât en Office de Coopération Radiophonique (OCORA), établissement public Français à caractère industriel et commercial de coopération internationale, un Département international de Radio France Internationale (RFI).

Les premiers équipements du quartier Terminus ont été transférés et installés en Mai 1960 à Zinder où, Radio Niger installa sa première Station Régionale au quartier Zongo dans un garage désaffecté au commerçant Elhadj Moctar Chérif. Cette Station a été ouverte par M. Joseph François SEMBE (Camerounais).

En 1963, avec l'acquisition toujours dans le cadre de la coopération OCORA / Radio Niger d'un émetteur AME (Atelier de Montage Electronique) plus puissant et plus volumineux (30 KW), les émetteurs furent transférés au Centre Emetteur France Câble Radio (FCR) à Goudel, une Société Française de Télécommunication Internationale assurant les liaisons de Paris aux ex colonies Françaises. Les émetteurs Radios des PTT ont été de même transférés et regroupés à Goudel où, un champ d'antenne est installé au Nord de ce Centre avec des boites de permutation de fréquences..

 Installation de   Réémetteurs 

Toujours pour améliorer l'écoute de Radio Niger et à la demande des auditeurs, des élus locaux (les Députés nationaux), un programme de réémetteurs relais a été mis en place de 1963 à 1968. Ainsi, Radio Niger installe progressivement des réémetteurs de faibles puissances

OM, à N'Guigmi (50 W AME), suivi de Zinder (100 W TELECO), Maïné-Soroua, Gouré, Ingal (250 W, OC pour la Cure salée), puis Téra (100 W TELECO), Tillabéri, Gaya. Ces centres sont alimentés par un groupe électrogène de 2,5 KVA. Ils reçoivent Radio Niger en (OC) avec des antennes dégagées professionnelles et la rediffusent en (OM) sur un rayon de 15 à 30 Km autour de la localité. L'Exploitant est recruté au niveau Certificat d'Etude Primaire Elémentaire (CEPE) et reçoit une formation rapide de trois mois pour la mise en marche et l'entretien élémentaire. Une équipe de maintenance qualifiée est dépêchée tous les deux mois ou en cas de panne.

 Création de l'Office de Radiodiffusion et Télévision du Niger (ORTN)

En Janvier 1967, l'OCORA se désengage de la gestion directe des Radiodiffusions Africaines et les rétrocède aux Etats. Pour s'y adapter, le Niger opta pour sa Radio un statut d'établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). D'où, l'Office de Radiodiffusion et Télévision du Niger (ORTN) voit le jour le 11 Février 1967. Nous le devons à l'acharnement du Président du Conseil d'Administration de l'époque, S.E. Monsieur Boubou Hama, Président de l'Assemblée Nationale du Niger et Monsieur Diop Moussa, Conseiller du Président de la République en matière de Radiodiffusion.

En sa qualité d'EPIC, l'ORTN jouit d'une large autonomie de gestion budgétaire propre, d'une liberté de mouvement et de décision. Le Ministère de l'Information assure la tutelle technique, celui des Finances, la tutelle financière. En outre, l'ORTN peut faire des recettes propres ou recevoir directement des aides extérieures (de l'OCORA, D'Ambassades,   de   Radios  étrangères :   BBC,   NHK-Japon,   Radio Hilversum Hollande, Kol-lsrael, Deutsch Welle-RFA etc.) en fongibles ou matériels techniques.

 Evolution Administrative et Technique de Radio Niger

Dans une perspective d'évolution de Radio Niger, le statut de l'ORTN prévoyait la mutation de la Télévision Scolaire (créée en 1965) à circuit fermé, rattaché à l'époque au Ministère de l'Education Nationale en une Télévision publique.

«II faut rappeler que de 1958 à 1966, les Responsables de Radio Niger étaient des expatriés pour la plupart des Français. La formation des Cadres Radiophoniques Nigériens, bien que lente, a permis d'assurer en douceur la relève des coopérants qui étaient tous des agents de l'OCORA. En 1972, le départ définitif de M. Bernard Lucas a permis la nomination de Monsieur Issaka Gani 1er nigérien, journaliste formé à l'OCORA, Directeur Général de l'ORTN. Dès 1968, un poste de Directeur Adjoint fut créé et confié à Monsieur Garba Sidikou ».

Nous pouvons affirmer que la totalité de l'Administration de cet Office, a été«nigérisée », sauf la Direction Technique qui ne disposait que de trois (3) cadres supérieurs, M. Diallo Moctar occupa le poste d'Adjoint au Directeur Technique, M. Zoudi Issouf cadre principal comme Chef de Centre HF de Goudel, et M. Bazey Seydou cadre principal Chef Maintenance BF.

C'est aussi en 1972 que, l'ORTN a acquis sur fond propre, sa première console transistorisée SCHLUMBERGER 12 voies, équipée de 2 tourne-disques PIERRE CLEMENT, 2 magnétophones BELIN, le tout installéàla cabine A avec 3 possibilités de commutation sur le Studio du Journal Parlé, le Studio orchestre C, ou le Studio de plein air D pour l'enregistrement sur décor naturel de grand ensemble (tambour, trompe et le Haut bois / Algaita). La console SAF B fut transférée à la cabine B, ex parking de la Direction transformée en deuxième Studio et Cabine d'enregistrement de théâtres populaires, chroniques et diffusion de la chaîne 2.

Dans le domaine émission, l'ORTN prit son autonomie par rapport aux PTT. Dans le cadre de la coopération Franco-Nigérienne, en 1971, l'ORTN reçoit du Fond d'Aide àla Coopération (FAC), une aide budgétaire non remboursable pour la construction d'un Centre Emetteur Radio, le transfert de tous les émetteurs et l'acquisition de deux nouveaux émetteurs dont : un (1) émetteur OC THOMSON CSF d'une puissance de 20 KW pour renforcer la diffusion de la chaîne 2 (axe Est couverture de Konni, Maradi, Zinder, Gouré, Diffa, Tchad et parfois jusqu'au Soudan et Arabie Saoudite). Un émetteur OM de 1 KW de marque CSF, un don du Président Français Georges Pompidou suite à sa visite officielle à Niamey.

Ainsi, en 1972, la structure de diffusion de Radio Niger se composait comme suit :

Au Centre Emetteur de Goude! :

 Emetteurs de diffusion de la chaîne 1 (Français, Zarma, Fulfuldé, Tamajaq).

Emetteurs

Puissance en Kilowatts

Bande de Fréquence

Fréquence En Kilohertz

TRT

1 KW

OM

1575

TRT

4KW

OC

3260/7155

AME

30 KW

OC

7155

Source: Centre Emetteur de Goudel.

 

 Emetteur de diffusion de la chaîne 2 (Français, Hausa, Kanuri, Tubu) Ci-dessous.

Source : Centre Emetteur de Goudel.

 

Emetteurs

Puissance en Kilowatts

Bande de Fréquence

Fréquence en Kilohertz

CSF

1 KW

OM

1210

TRT

4KW

OC

6060

THOMSON

20 KW

OC

5020 / 9755

Dans le cadre de la coopération Allemande, à l'issue de la visite du Président Diori Hamani à Bonn, la République Fédérale d'Allemagne a inscrit un volet Radiodiffusion. Ainsi, la GTZ a offert un véhicule de retransmission à long rayon d'action de 500 à 2000 Km.

Ce véhicule tout terrain UNIMOG (version militaire tropicalise) est équipéde :

-      Une (1) cabine thermo statée et climatisée pour équipement
électronique ;

-      Deux (2) émetteurs / récepteurs THOMSON CSF (BLU, OC)
de 60 Watts de puissance, 6 fréquences ;

-      Un (1) émetteur FM SIEMENS de 50 Watts avec secours pour
courte distance (10 à 20 Km) ;

-      Un (1) émetteur radiophone FM pour liaison courte distance
avec le studio ;

-      Six (6) microphones H F ;

-      Trois (3) microphones fixes à 3 tourets de 200 m ;

-      Deux (2) amplificateurs de sonorisation de 40 Watts ;

-      Un (1) amplificateur de sonorisation de secours ;

-      Un (1) amplificateur d'ambiance de 20 Watts ;

-      Quatre (4) haut-parleurs à trompette ;

-      Deux (2) magnétophones Nagra d'enregistrement

-      Divers accessoires.

Dans le cadre de la coopération avec la Libye, un véhicule léger de reportage pour cortège présidentiel a été offert au Niger. Ce véhicule Peugeot 404 est doté de :

-      Une (1) console GIRARDIN, 6 voies ;

-      Trois (3) microphones SCHNEISER ;

-      Trois tourets de câble-micro ;

-      Deux (2) magnétophones Nagra d'enregistrement ;

-      Deux (2) émetteurs/récepteurs FM THOMSON, 10 Watts ;

-      Deux (2) émetteurs/récepteurs BLU, TRT, OC, 60 Watts.

Dans la même optique, la Libye a proposé au Niger, l'équipement d'une Radiodiffusion à Tahoua, avec un studio et deux émetteurs OC de grande puissance (2 x 500 Kilowatts), pour couvrir toute l'Afrique de l'ouest et l'Afrique centrale. Elle serait dénommée la Voix de l'Islam. Les turbulences socio politiques et l'hostilité des occidentaux ont contraint les autorités Nigériennes à la prudence et à renoncer à l'offre.

 Plan de Régionalisation

En 1973, dans le cadre de ses investissements, Radio Niger a mis sur rail, son plan de Régionalisation des Stations Régionales. Ainsi, dans le premier plan triennal du pays (1973/1975), une Station Régionale moderne a été construite à Zinder. Ce programme sera maintenu par le Fond National d'Investissement (FNI), et s'étendra à Agadez en 1976, Tahoua en 1977, Maradi en 1978, Dosso en 1979 et Diffa en 1980, ce, à l'occasion du Festival annuel tournant de la jeunesse dans les chefs lieux des Régions.

Toutes ces Stations Régionales ont été équipées de matériel standard : Consoles transistorisés SCHLUMBERGER et magnétophones BELIN avec pièces de rechange.

Il faut rappeler qu'en 1974, le Niger traversait une sécheresse sévère. Le 15 Avril 1974, l'armée renversa le Gouvernement de Diori Hamani.

 Dénomination de la Voix du Sahel et Projet de modernisation de la radiodiffusion

Radio Niger changea alors de dénomination et prend le sigle de la Voix du Sahel Le 7 Mai 1974, Sollicité de toute part, la Voix du Sahel modifia son programme quotidien tout en maintenant globalement ses 116 heures d'émissions par semaine, augmentant le volume des productions nationales avec la multiplication des Stations Régionales, les

émissions de sensibilisation àla cadence d'un régime militaire qui veut

 

remettre les Nigériens au travail. Cela ne pouvait se réaliser qu'en supprimant une majeure partie des programmes de coopération radiophonique étrangère (émissions BBC, DEUTCHE WELLE, Radio HILVERSUM, RFI etc).

Selon Monsieur Moctar Diallo, qu'au regard du volume horaire de travail exigé, le nombre de langues de travail utilisé(9), la vétusté du matériel de diffusion, les Responsables de l'ORTN ont opté pour une extension du dispositif radiophonique. Le projet porte l'intitulé de «Modernisation de la Radiodiffusion nationale du Niger ». Après une longue négociation, ledit projet reçut l'agrément des autorités Allemandes, car, restées réticentes suite aux déboires subis au Togo, en Guinée Conakry et au Bénin où, ils ont investi à coup de Deutsch marks de grandes maisons de Radiodiffusion et se sont retrouvés congédiés manu militari par des régimes politiques dits «révolutionnaires ».

Ainsi, entre 1976 et 1984, la RFA, à travers une convention de financement de la banque de développement KFW, équipa la Voix du Sahel de :

- Deux (2) studios de production dans l'ancien bâtiment

 

- Un   (1)   émetteur   SIEMENS   de   100   KW,   (OC),   pour
remplacer le 30 KW AME réformé;

      -  Un (1) émetteur SIEMENS (OM) de 20 KW.Une maison de la Radio ultra moderne équipée de :

     - Deux (2) studios d'enregistrement ;

     - Deux (2) studios de diffusion ;

     -  Un (1) bureau de Rédaction des journaux ;

                   _  Un (1 ) bureau des Programmes ;

       -  Une Bibliothèque ;

       -  Une (1 ) Phonothèque ;

       -  Une (1) Discothèque ;

       -  Une (1 ) salle de Régie son ;

       -  Une (1 ) salle de Maintenance ;

       -  Une salle (1 ) d'Exploitation audio ;

       -  Une (1 ) salle d'Energie ;

       - Une (1 ) salle de Climatisation centrale ;

       - Des Bureaux Administratifs ;

   - Trois (3) puissants groupes électrogènes de secours à la
NIGELEC, dont, 2 x 250 KVA à la maison de la Radio, et

1x 800 KVA au centre Emetteur de Goudel.

Cette nouvelle maison de la Radio a été officiellement inaugurée le mardi 2 Juillet 1984.

« Convaincu du sérieux des Nigériens, les coopérants Allemands (SCHEN ROCK et FUSSEL) liés au programme, ont intercédé auprès de la coopération Allemande GTZ pour lancer un second programme

appelé«Renforcement des moyens de production de la Voix du Sahel ». Ce programme consiste à renouveler les équipements des

Stations Régionales et à les doter d'émetteurs FM de diffusion. Ainsi, elles deviennent semi autonomes. Elles diffusent des programmes locaux en mi journée (8 H 00' à 12 H 30' ; 16 H 00' à 18 H 00') et se mettent en synchro avec la maison «mère »de 6 H 30 à 8 H 00' ; 12 H 30' à 16 H 00' et de 18 H 00'  à 23 H 00' ».

Une Land Rover car, bien équipée d'un Studio mobile pour un coût de soixante dix millions de francs (70.000.000 F CFA) remplaça l'UNIMOG mis à la réforme.

 

Mis à jour ( Jeudi, 04 Juillet 2013 11:48 )  

Journaux Télé Sahel

Bannière

Journaux TAL TV

Bannière

Journaux des Régions

Bannière
bravecto generic . number 1 hotel booking website . Natural Doctor Austin